Le Tribunal administratif a jugé le 2 février dernier que la décision de la Ville de Paris de ne plus mettre en œuvre le service minimum d’accueil n’était pas conforme à la loi du 20 août 2008.
Suite à cette décision, la mairie de Paris s’émeut dans un communiqué datant du 10 mars d’appliquer "naturellement cette décision de justice dans des conditions qui garantissent la sécurité des jeunes parisiens, exigence qui a toujours motivé ses actes. L’accueil sera donc assuré par des personnels volontaires, qualifiés, connus de la Ville et connaissant les consignes de sécurité des établissements scolaires. A ces personnels, pourront venir s’ajouter des personnes désignées par le rectorat de Paris, dont les qualités et compétences sont identiques à celles des personnels de la Ville".
Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes de grévistes si le communiqué s’en était arrêté là. Malheureusement, la teneur de la suite du communiqué de presse vient détruire tous nos espoirs. En effet, le communiqué signale que "Le mouvement de grève du 19 mars prochain s’annonce massif" (simple prévision qui repose sur une incertitude ou Bertrand Delanoe a-t-il consulté un voyant quelconque ?), "rendant nécessaire la mise en place du SMA dans de très nombreuses écoles parisiennes". " Un mouvement de grève touchera également les personnels de la Ville de Paris. Dans ces conditions, la mise en oeuvre du SMA, compte tenu du nombre restreint d’agents susceptibles d’accueillir des enfants, ne pourra pas avoir lieu dans toutes les écoles concernées. Une information à destination des parents sera affichée dans toutes les écoles."
En conclusion, le communiqué se termine par un cinglant : "C’est pourquoi, les parents d’élèves sont invités dés maintenant à ne pas envoyer leurs enfants à l’école le 19 mars."
Cette incitation à ne pas aller en cours force à constater l’irresponsabilité de la mairie de Paris, qui préfère le laisser-aller plutôt que la recherche de solutions.


